Ca pourrait être le surnom de Troiz.

Lui, c'est le costaud, le gourmand, le tendre. Une boule d'amour à l'état brut !

Il serait plutôt du genre à qui tout réussit, judo, danse, musique, école...

Mais s'arrêter à cela, c'est se méprendre.

Mon Troiz, il ne peut rien faire à moitié. Son perfectionnisme l'amène à être un peu en souffrance à l'école, et parfois aussi un peu au judo... Il l'amène aussi à répéter ses pas de danse encore et encore à la maison, à s'accrocher à son tuba avec bonheur, à surprendre son monde.

"Souffrance" à l'école. Je n'aurai jamais imaginé écrire cela. Surtout avec une instit qui a si bien réussi à Prems et à Deuz. Sauf que l'environnement participatif et informel (certains diront "le bordel organisé") de cette classe sont difficiles à appréhender pour lui. Troiz il aime les choses claires, carrées, les lignes droites. Il s'éclate en maths, a toujours fini bien avant les autres, et a accès à toutes sortes de supports complémentaires, mais râle parce que "ce n'est pas du travail". J'ai beau lui expliquer qu'avec les coloriages magiques, les carrés magiques, les énigmes, il fait aussi des maths... "ce n'est pas du travail". Bon, ceci étant dit, nous on pense deux choses : tout d'abord que son malaise est moindre en ce moment qu'au début de l'année, et ensuite qu'il va l'avoir aussi l'an prochain cette maîtresse, qu'il faudra bien qu'il s'y adapte, et que, peut-être, il aura au final mis un grain de fantaisie dans sa vie et ses apprentissages. Mais pas toujours si simple.

Frustration face à la lecture, pas aussi fluide qu'il voudrait, pas si simple malgré un engagement et une volonté de fer, malgré sa persévérance et ses heures passées à déchiffrer Yakari ou les "cabane magique". On va voir ce qu'on peut faire pour l'aider.

Et les copains... Troiz ne peut pas vivre tout seul, et il a facilement l'impression que les autres ne l'aiment pas. Le plus petit détail peut le perturber, il a l'amitié sans doute un peu (trop) exclusive parfois... Heureusement il y a le jardin, et les voisins !
Et puis ses frères !
Quelles aventures ils peuvent vivre et inventer au quotidien ces enfants-là !

Et puis déjà, les premiers "quand je serai grand"; bien à son image : intenses et définitifs. 
"Quand je serai grand, je serai fermier"
Et pas n'importe lequel, non, éleveur, de vaches, laitières. Il a déjà une opinion sur la manière de constituer son futur troupeau...
Les vacances lui ont permis d'expérimenter la vie à la ferme, chez D&Gene, les cousins. Quelques jours au fil desquels il a eu du mal à retenir les prénoms des cousins... mais a identifié avec précision et par leur nom une bonne dizaine de vaches. Il est comme ça mon loulou.

Mon gentil Troiz.

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 Toujours prêt à rendre service, toujours prêt à prêter ses affaires, à porter les courses de la voisine, ou à vider le lave-vaisselle. Toujours en action, en bonne boule d'énergie qu'il est, avec son besoin de bouger, d'être dehors constamment; l'hiver pluvieux a été bien long pour lui.

Mon gentil Troiz qui a besoin de sentir, encore et encore, qu'on l'aime, qu'on l'aime fort, qu'on l'aime autant que ses frères. Mon Troiz câlin, qui n'aime rien tant que les bras de maman et les chatouilles de papa pour lui tout seul !

Ma boule d'amour et de tendresse !