Picoti-Picokoa

08 décembre 2011

Fessée...

Je viens de voir une partie de la Théma d'Arte du mardi 6 décembre sur les châtiments corporels.

A dire vrai, j'ai vu seulement le reportage du milieu, présentant des témoignages, de parents, et aussi celui d'Edwige Antier.

La conclusion de ce reportage est double : avec Mme Antier pour dire qu'il faut les interdire, étant nocifs et contre-productifs; et avec un sondage selon lequel plus de 80% des parents ont déjà levé la main sur leur enfant...

Ce chiffre est complété d'un autre, qui me paraît bien plus significatif : 63% de ces parents auraient souhaité faire autrement.

Pour ces parents, la fessée est donc bien plus le signe d'un "échec" éducatif (ponctuel) que celui d'une méthode d'éducation basée sur le châtiment corporel. Il me semble donc que bien au delà de vouloir en faire une loi, avec interdiction, et donc sanction à la clé, il est urgent de généraliser un accompagnement des parents.

On le dit parfois : la parentalité est le seul métier pour lequel il n'est pas proposé de formation préalable... et l'enfant n'est pas livré avec le mode d'emploi !

Tout cela m'a ramené à ma propre expérience, à nos question et notre cheminement, individuellement et en couple; et il m'est aussi revenu une anecdote récente au supermarché :

Il y a quelques mois, j'ai croisé une maman fatiguée dans les allées de notre petit super. Cette maman faisait ses courses avec un bébé dans un cosy, posé dans le caddie, et un petit garçon turbulent de quatre ans environ. Celui-ci partait dans tous les sens, zébulon excité par toutes les tentations, et visiblement cherchait à capter l'attention de la maman sans doute trop focalisée, à son goût, sur le bébé et les courses. Plusieurs fois il a secoué le caddie, la maman le reprenant fermement, mais calmement.
J'ai continué mes courses.
Arrivant à la caisse, je me retrouve de nouveau proche de cette famille. Le petit garçon se suspend au caddie que vide la maman, en un éclair celui-ci commence à basculer, cosy toujours dedans... La maman rattrappe in extremis le tout, chope son grand et  lui colle une belle fessée.

Sans avoir vu la scène précédente, sans avoir vu cette maman gérer assez sereinement un tourbillon, sans avoir perçu la frousse phénoménale qu'elle a eu en voyant basculer le cosy, je pense que j'aurai sans doute, comme mes voisins ce jour-là, été choquée par le geste.
Là, sans l'excuser, j'avoue que je l'ai compris.
D'ailleurs la maman était au bord des larmes.

Tout ça pour dire que le jugement à l'emporte-pièce "bouh, c'est très mal, il faut sanctionner", je le trouve vraiment excessif.

 

D'un point de vue plus personnel, j'ai levé la main sur mon aîné.
Lorsqu'il avait trois ans, après beaucoup de changement familiaux, il a durant quelques mois fait de spectaculaires "crises" à la moindre contrariété : hurlements de sirène, tentatives de nous frapper, et accroché à mes jambes de pantalons. Impossible de l'isoler pour le laisser se calmer (comme on dit dans les livres...). A bout de solution, j'ai donné des fessées.
Une, une autre le lendemain, une autre encore... 
Efficacité : Zéro
Niveau sonore : augmenté s'il était possible
Etat de la maman : à bout de nerfs

Ce zéro-efficacité m'a interpellée.
J'ai commencé à me demander comment faire autrement. Au départ même pas dans la notion "pas taper", bien plus dans une recherche de "qu'est-ce qui pourrait bien marcher ????".
J'ai d'abord réalisé que c'est avant tout de mon côté que cela se passait.
Maman pas trop mal = enfant gérable.
Maman fatiguée, énervée = enfant insupportable...

Petit à petit, nous avons réfléchi, seule puis en couple, à modifier nos attitudes, à gérer différemment.
Et ça marche !!
Sans perdre le moins du monde notre "autorité", nous ne levons plus la main, et nous crions moins !
Bon attention,  pas d'angélisme non plus, ça ne marche pas toujours, ne serait-ce que parce que être "bien" face à nos enfant n'est pas forcément possible lorsque nous sommes épuisés ou boulversés.

Mais cette réflexion m' aussi pas mal déculpabilisée.
J'assume de ne pas être une mère parfaite, à condition de faire de mon mieux...

Et le jour où j'ai collé mon Prems de trois ans et demi sous la douche tout habillé, je l'assume, même si je souhaite de tout mon coeur ne jamais avoir à le refaire, car c'est une sacrée violence également.
Ce jour-là, il était hystérique, et moi au bord du pétage de plombs; c'était le faire taire ou craquer et lui taper dessus jusqu'à ce qu'il se taise....
La douche n'était en aucun cas éducative, mais juste, dans l'instant, inévitable, salutaire au sens essentiel du terme. Je le lui ai d'ailleurs expliqué quelques minutes plus tard.
Je peux seulement avoir un regret : celui de pas avoir su/pu arrêter la crise avant.
Les parents ne sont pas parfaits.

 

Posté par picokoa à 20:41 - pensées ?... - Commentaires [2]
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Ecole ?

tiBenj' a 26 mois.

Déjà...

Il était presque propre, et puis ça ne l'intéresse plus du tout, ou alors pour faire plaisir à papa.

Pourtant, ce matin, il est à l'école pour la première fois.

Crèche fermée ce jeudi, j'ai du prendre ma journée. Je me suis dit que j'allais en profiter pour lui faire découvrir l'école, et sa future maîtresse, pour une fois que j'ai un peu de temps.

Il s'est installé dans le coin cuisine, a commencé sa patouille, discuté avec la maîtresse, et m'a dit "au revoir maman, reprendre la voiture !".

Du coup la maîtresse m'a proposé de le garder toute la matinée !

La rentrée à l'école, la vraie n'est pas prévue pour tout de suite, à vrai dire ça peut être entre maintenant et septembre prochain, mais malgré tout, l'impression étrange d'une page, encore une, qui se tourne.

Hier soir une maman avec sa fille de deux mois dans les bras, on aurait dit une Nativité !
Pincement au ventre et poitrine qui picote... Si si, c'est fini. Mais allez dire ça à mon instinct ! 

Posté par picokoa à 10:31 - Petite famille de Moi ! - Commentaires [1]
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25 octobre 2011

Partage

Cela a commencé avec un  tout p’tit poche, un truc adapté en film l’an dernier, que je n’avais pas eu envie d’aller voir… Mais ce petit poche, depuis la table de présentation, dans la librairie, il m’ fait de l’œil, il m’a chuchoté « achète, lis… ».

Alors j’ai cédé.

Le film s’appelait « qui a envie d’être aimé ? »

CathoAnonymeLe bouquin, c’est « Catholique anonyme ».

L’auteur, c’est Thierry Bizot, producteur plutôt reconnu d’émissions télé. Pas le genre illuminé a priori.

En moins de 150 pages, il raconte comment, pour ne pas avoir su dire « non », il s’est retrouvé embringué dans un cycle plus ou moins catéchétique pour (re)commençants.  On y lit le personnage un peu arrogant, apparemment sûr de lui, condescendant vis à vis de ses camarades qu’il considère un peu comme des paumés. Assez vite cependant, il laisse poindre les fêlures, les failles. L’humour comme arme de défense, la peur de ne pas plaire, de ne pas être aimé, la maladresse en famille… On devine, par petites touches, le parcours intime au fil des soirées, deux par semaine durant trois mois, pour finir par réaliser à son corps défendant que oui, il a été touché, oui, il chemine et oui, cela le transforme, presque à son insu… Et oui, finalement il est tout aussi « paumé » que les autres membres du groupe, ni plus, ni moins.

J’ai été touchée par ce livre.

Touchée non pas tant par le parcours, par ce retour vers un christianisme occulté durant des années, cette ouverture au Christ et à son amour, mais bien ; avant tout, par le ton, la justesse des émotions. L’auteur ne dit pas tout, ne s’épanche pas outre-mesure sur les transformations, sur les processus qu’il a vécus, mais fait preuve d’une prise de recul attendrie. En effet, il se voit avec ses défauts, et parfois ses qualités, ses manques et ses excès, tout en portant sur lui, et progressivement sur les autres un regard bienveillant. On est loin ici de l’autocongratulation, et loin encore plus de l’auto flagellation, et c’est précisément là qu’il est « juste » ; et touchant.

 Après, il n’a rien d’un chef d’œuvre, ni dans le phrasé, ni dans l’écriture, mais reste un témoignage Vrai.

 

Ensuite, un autre poche m’a fait de l’œil.

Littéralement.

J’ai craqué pour la couverture, et puis j’avais dû lire une ou deux phrases sur ce livre là :

AutresVies« D’autres vies que la mienne »

Emmanuel Carrère

De lui je n’avais lu que « la classe de neige »,  et si je ne me souviens pas de tout, le simple fait de lire le titre fait remonter le malaise ressenti à sa lecture, malaise bien plus lié au sujet qu’au traitement de celui-ci je pense. Pas forcément un auteur que j’avais envie de lire, notamment après son écriture de « l’adversaire » qui ne me tentait pas.

Mais la couverture était belle, poétique.

Et puis, un poche, qu’est-ce que je risque ?

Je l’ai acheté.

Puis oublié quelques semaines.

Mon troiz devant subir une petite intervention, je savais que j’aurai du temps devant moi, et pas forcément l’envie de me plonger dans du trop « sérieux », et puis un poche, ça passe partout !

Bon, en ce qui concerne le « pas sérieux », je repasserai.

Ce livre raconte en effet deux histoires, deux histoires autres que la sienne, mais dont les ramifications se sont faites sentir jusque dans la sienne. Deux histoires dont il a été un témoin périphérique et qu’on lui a demandé de raconter. Deux histoires indicibles : la mort d’une enfant, fille et petite-fille, lors du tsunami. La mort d’une jeune femme,  épouse, mère, sœur, collègue. Deux images de l’injustice de la Vie parfois…

Cependant, ce récit est empreint d’une humanité incroyable.

L’auteur ne cache pas les répercussions qu’elles ont eues dans son histoire, sans s’y appesantir, mais surtout fait preuve d’une empathie pour les protagonistes, d’un amour incroyable. Réussir à conter la vie et la mort d’une petite fille et celle d’une toute jeune maman d’une manière aussi lumineuse est un tour de force !

Là encore, j’ai été touchée, juste touchée.

 

 

Enfin, tout à l’heure j’ai fini un autre « poche ».

Rien à voir.

Et tout à voir.

QuaiOuistreham« Le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas

Celui-ci trainait sur ma P.A.L. depuis un moment.

Florence Aubenas, grand reporter, s’est installée six mois durant à Caen, et inscrite à Pôle Emploi, sous son propre nom, avec un CV présentant un baccalauréat ancien, et vingt ans sans travailler… L’idée était de se placer dans la situation d’un demandeur d’emploi « réel » en pleine crise, et de voir au bout de combien de temps elle pourrait réussir à décrocher un CDI.

Comme elle le dit elle-même, rien de neuf sous le soleil, d’autres ont fait ce genre de démarche avant elle.

De recherche en petits boulots, en passant par  les formations de Pôle Emploi et le cabinet d’outplacement, celui lui aura pris plus de six mois.

Ce qui m’a frappée là-encore, c’est l’humanité qui habite ses pages. On sent la plume du grand reporter qu’elle est, vive et précise, clinique parfois, mais nulle caricature, nul jugement de valeur, tant à l’égard des collègues qu’elle croise, qu’à celui des patrons (quoique parfois…). Je suis impressionnée par la capacité qu’elle a eue d’intégrer un milieu si différent du sien sans préjugés, en prenant chacun comme il /elle est, partageant galères et joies, entraide et vacheries parfois…

 

Et voici que je me pose une sacré question : pourquoi ces livres là ? Pourquoi maintenant ?

Sont-ce ces livres en particulier, ou bien tout simplement mon regard qui a changé ??

 

Il faut que je continue… qui sait, d’autres découvertes en perspective !

 

 

P.S. : à la réflexion, c’est peut-être quatre livres et non pas trois que je devrais mettre dans cette liste. Tout aurait en fait commencé cet été lorsque j’ai lu « Deux petits pas sur le sable mouillé », bouleversant témoignage d’une maman sur la maladie et la mort de sa petite fille ; bouleversant malgré, ou grâce à, la retenue dont elle fait preuve, laissant toute la place à l’immense amour qui porte sa famille : amour pour Thaïs et ses frères et sœur, amour conjugal, fraternité familiale et amicale indéfectibles… 
Deux PetitsPas 

Posté par picokoa à 23:37 - Bouquinage..... - Commentaires [2]
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20 octobre 2011

J’ai lu quelques bons livres récemment, quelques livres forts. J’ai vécu des choses fortes également.

Et pourtant, pourtant je n’ai rien écrit ici.

Plus l’envie ? Pas vraiment.

Plus le temps ? Peut-être. Pas seulement.

 

J’ai toujours pensé que j’aimerai écrire, un jour, que c’était une des rares choses que sache faire à peu près bien. Qu’un jour me viendrait une idée, un projet. Certains me l’ont dit aussi.

Au fil de mes lectures, particulièrement récemment, je prends conscience d'à quel point les auteurs mettent d’eux-mêmes dans leurs textes. Particulièrement criant dans une  autobiographie, un récit,  c’est cependant évident dans une grande majorité d’ouvrages dits « de fiction ».
C’est également vrai sur Internet. De nombreux blogs que je suis (ou plutôt, suivais, manque de temps oblige) sont superbes, beaux graphiquement et textuellement. Pour certains, je connais, peu ou prou, l’auteur. Pour d’autres seul le support électronique me parle d’eux. Et pourtant, je connais beaucoup de leur vie, de leurs goûts, leurs émotions, leurs plaisirs, leurs loisirs, leurs questions existentielles parfois. Je vibre avec elles/eux, je m’émerveille, m’attendris, m’enthousiasme ou m’émeus, je les admire pour leur talent.

Est-ce que je vieillis ? Ces temps-ci, à travers la Toile comme à travers les romans, je me sens parfois comme « voyeuse ». Pas très grave, du moment que les auteurs ont conscience qu’une partie de leur vie est là, devant les yeux des autres.

Mais moi ?

Moi j’ai envie de partager ces moments, les joies, les peines, les plaisirs de lectures, les expériences de cuisine… Les écrire, savoir que d’autres les lisent, ça fait du bien. Cependant, dans le même temps, exposer mes émotions me rend vulnérable. Je me rends compte que je ne serai jamais écrivain, pas envie de me livrer aux lecteurs, et pas certaine de pouvoir écrire un texte fort sans me livrer un peu…

Et le blog ?

Il est lu par la famille, un peu, par des copinautes, proches ou moins, et puis ?  Pas grand monde, et c’est très bien ainsi. Alors, j’écris pour moi, pour vous ? Ou bien j’arrête, je me retranche sur l’exercice oublié du journal intime pour  m’exprimer ? Restrictif cependant ; et loin de la notion de partage…

Je ne sais trancher, alors…. pointillés !

Posté par picokoa à 18:33 - pensées ?... - Commentaires [1]
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17 mai 2011

Vedette...

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Bob, sable, lunettes (bien) trop grandes.... La classe !

Posté par picokoa à 21:29 - Petite famille de Moi ! - Commentaires [1]
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14 mai 2011

Vacances

Une semaine !

Une semaine de "vraies" vacances, sans rien à faire que de savoir quelle table choisir pour le déjeuner, où poser sa serviette, où sont donc partis les enfants, quel temps fait-il...?

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Pour la première fois nous sommes partis tous les six en vacances.

Découverte de l'avion pour Troiz, excitation maximale autour de ce séjour attendu depuis plus d'un an (la faute au nuage volcanique) des trois grands.

Direction la Crète

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Prems rêvait de vacances en autonomie totale, freestyle... il les a presque eues, nous avons négocié deux jours de visites et un repas en commun par jour ! Le plus dur a encore été de négocier les autorisations du soir, avec certains copains en mode "no limit", pas au programme chez nous... Jeux, piscine, jeux vidéo (bof disent les parents) et buffet à volonté : il a passé une super semaine, revient enchanté...et pèse un bon kilo de plus qu'au départ....

Deuz et troiz ont trouvé l'équilibre parfait entre papa-maman, le mini club, les copains, minidisco pour danser, piscine, plage et visites. Deuz à son habitude a mis trois jours à s'y faire... et désespérait au moment de repartir. Troiz n'a retenu que deux choses : les deux piscines de l'hôtel ET la visite de "la grotte d'Hermes". 

TiBenj a lui été scotché à papa et maman (surtout papa) TOUTE la semaine... Pas question de nous laisser nous éloigner. Sinon, charmant avec toute personne de sexe féminin, quel que soit son âge...il a fait craquer tout le monde ! Il a aussi été adorable dans tous nos déplacements, fait quelques siestes dans l'écharpe au cours de nos visites, patouillé avec délices dans le sable, détesté mettre ses pieds dans la mer, mangé ce qu'il voulait quand il voulait, comme il voulait...

Quand aux parents, ils ont passé une bonne super semaine, profité à bloc de leurs loustics, nagé dans la mer et regardé les poissons, bouquiné un peu (à tour de rôle !), et se sont dit que non, vraiment, l'ambiance "club", pour sympa qu'elle soit, ce n'est pas leur truc. A dire vrai, ils se sont même un peu ennuyé par moments...

Envie de repartir en famille ça oui ! Mille fois oui ! 

Mais plutôt à la manière de la famille de MonsieurChéri autrefois : voiture, "errance organisée", alternance de découverte et de détente, autonomie... et un peu de farniente pour finir.

Ou mieux encore, lorsqu'ils seront un peu plus grands : rando ! Car finalement, c'est ainsi que nous aimons vraiment découvrir lieux et gens : au fil de la marche, au contact direct, en dehors de la foule...

Encore plein de belles choses en perspective !
Mais déjà, le souvenir d'une belle semaine tous ensemble... 

Posté par picokoa à 10:41 - Petite famille de Moi ! - Commentaires [1]
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13 mai 2011

Dépendance....

Un mois !

Un mois sans internet....

Une éternité, un handicap, un énervement (croissant !), un manque....

Ah, c'est ça la dépendance ??

Mince alors.... Il y a douze ans je mettais la dernière main à mon projet de fin d'études, et j'en profitais pour balbutier sur le net depuis la "Public Library" de la petite ville de Kent dans laquelle j'étudiais. Par tranches d'une heure, et en prenant un bouquin pour les temps de chargement. Eh oui, le 56k, on a oublié, mais ce n'est pas rapide rapide...

Douze ans plus tard, la première semaine sans a été frustrante, les suivantes carrément galère ! Et mon iPhone est devenu ma ligne de vie !!

Constat : la vie va à une vitesse....

J'ai tâché de me gourmander, de me dire que je pouvais faire sans avant, alors pourquoi pas maintenant... sauf que :

- mon agenda pro est en ligne

- recevoir un document et le traduire, vérifier les synonymes, le renvoyer, nécessite trois moments de connection

- mes fiches d'éval de la littérature scientifique sont à remplir..... en ligne !

Argh ! Depuis deux jours que ma connexion est de nouveau active je n'arrête plus, alors que j'ai mieux à faire...

D'autant qu'hormis les trois points fondamentaux ci-dessus, en dix ans nous avons développé d'autres habitudes également : notre petit groupe de copinautes lectrices échange via le net, lorsque les enfants nous posent des colles...vive les moteurs de recherche pour aider à trouver les réponses, trois membres de la famille au moins ont des adresses mail, FB permet de garder d'autres contacts, la vie de notre asso se fait surtout via son site... Et puis, sans TV, de temps en temps les enfants regardent des DA sur le net (remarque, vu le fabuleux temps de ce dernier mois, ils n'en ont pas réclamé : tout le temps dehors !!), ou mon homme les infos...

Bref, notre dépendance au Net est une évidence.

Comme il est évident aussi que si nous devions vivre sans nous réinventerions d'autres moyens de communication, de recherche etc. (bon sauf que le Quid a disparu aussi...).

Je suis bien contente d'avoir retrouvé internet.

 

Mais,

je compte bien réfléchir à cette dépendance et la limiter autant que possible. Quand on vit dans la vraie vie on redécouvre les voisins et amis locaux, les échanges d'info et les bidouilles, et même les jeux de société !

Bizzz 

Posté par picokoa à 10:23 - papotages - Commentaires [2]
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08 avril 2011

Dizan...

J'ai dix ans
Je vis dans des spheres ou les grands
N'ont rien à faire, je vois souvent
Dans des montgolfieres des géants
Et des petits hommes verts
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

J'ai dix ans
Des billes plein les poches, j'ai dix ans
Les filles c'est des cloches, j'ai dix ans
Laissez-moi rever que j'ai dix ans
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré

 

Il y a huit jours, c'est mon minigrand qui vient de passer ce cap !

Dix ans.

Il a dix ans, croque la vie à pleines dents, fait deux années en une, cumule sport-musique-scouts-copains, se prend parfois pour un préado, et ça ne va pas s'arranger...

Il y a dix ans,
un beau jour de printemps,
il a fait de moi,
une maman.

Petit bonhomme tonique, tout juste sorti de mon ventre, ses cheveux si noirs, sa perfection en 54 cm, son appétit d'ogre, l'émerveillement de son papa, les gestes assurés de celui qui ne savait pas changer une couche la veille, l'impuissance de ne pouvoir bouger, devoir sonner pour avoir mon bébé, le sentiment de loupé de la césa, l'émerveillement, l'incroyable vérité d'un être sorti de moi.
Faire connaissance, se rencontrer, échange de regards.
C'est LE mien, gare à celui qui voudrait me le prendre... 

Magie du moment, et concerto si doux-amer des souvenirs !

Autant de choses que nous avons pu évoquer avec lui au coeur de son cadeau d'anniversaire : SA soirée !
Papa, maman, rien qu'à lui...
une soirée de grands, un très bon restaurant, raffinement d'une cuisine, émotion des souvenirs partagés, j'ai vu combien ces deux hommes, le grand et celui en devenir, peuvent se ressembler....
Une soirée magique
inoubliable pour lui je pense

Et tout autant pour nous !

 

Je l'aime si fort mon petitgrand... 

Posté par picokoa à 08:07 - Petite famille de Moi ! - Commentaires [2]
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22 mars 2011

Ras le bol

Il y a des jours où je ne supporte plus mon Deuz.

Enfin, en fait ce sont ses difficultés que je ne supporte plus...
Rien de grave en soi, rien qui se soit aggravé non plus, et quelque part je me dis que je devrais plutôt être contente, étant donné que pour la toute première année, il est content d'aller à l'école...
Sa maîtresse est hyper "cool" et accompagne le rythme du jeune homme, ce qui marche plutôt bien au quotidien. Seulement la même maîtresse nous a aussi dit "pour envisager le CE2, il faudra que la lecture se soit débloquée", ce que j'entends moi comme une belle mise sous pression, pour nous parents.

Ca ne va pas "mal" en fait.

La lecture progresse à petits pas, et quand il ne s'en rend pas compte il est presque fluide.

Le dénombrement, à part de 15 à 18, de 75 à 78 et de 95 à 98, ça roule enfin. Les problèmes, il est champion. Les opérations, il a une méthode "bien à lui" dit la maîtresse, il est lent, mais c'est toujours bon.

Oui, mais.

Le problème justement, ce sont les "mais".

Le fonctionnement atypique : pas grave en soi
mais quand il ne comprend pas, l'explication "classique" ne lui apporte rien, tout est à réinventer.
mais sa logique le ralenti 

La lenteur : pas grave en soi
mais en math c'est sa méthode qui le freine, et demain on lui demandera d'aller plus vite
mais en breton il prend du retard
mais en français il ne démarre pas
mais elle est aussi associée à des blocages nets et définitifs, sur certains sujets, ou simplement certains jours...

Les blocages : pas grave en soi, on peut arriver à les contourner
mais au prix de combien d'effort et d'énergie
mais il n'aura pas toujours des instits prêts à consacrer à un élève un tiers de l'énergie et du temps qu'ils consacrent à l'ensemble des autres
mais il n'aura pas toujours quelqu'un sur sur épaule, sur son dos, pour pousser ou contourner
mais on a l'impression au quotidien de lui faire violence
mais ce n'est pas comme ça que je comptais élever mes enfants

Au final, on y passe un temps fou, parents comme enseignants. L'énergie dépensée est énorme et épuisante, et je ne suis pas du tout en accord avec moi-même sur le plan éducatif. J'ai l'impression de ne pas contribuer à son bonheur, tout en ayant la conscience aigüe que les lacunes creusées aujourd'hui seraient délétères pour demain. 
ras le bol.

Ras le bol de me battre tous les jours ou presque, de cajoler, encourager, crier, menacer, expliquer, désespérer, tenter de ne pas le lui montrer, répéter que nous avons confiance, qu'il en est capable...

Que dire devant un enfant que l'on félicite pour ses progrès rapportés par sa maîtresse, et qui vous hurle : "c'est pas vrai"   ???

Certains jours je désespère un peu.

Posté par picokoa à 08:40 - Petite famille de Moi ! - Commentaires [3]
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21 mars 2011

C'est le printemps !

Bon, nous avons gratté le givre sur la voiture ce matin, le froid ne nous a donc pas tout à fait quitté... 

Malgré cela, depuis deux jours le temps est repassé au beau, et comme c'était la pleine lune, nous devrions être au beau pour quelques jours, voire une ou deux semaines !!
Quel bonheur de retrouver le jardin et la terrasse ! En plein midi, à l'abri du vent, qu'il est bon de s'installer au soleil...
Les enfants renouent avec les petits voisins, et le flux ininterrompu d'une maison à l'autre d'une file de jeunes personnes des mêmes âges recommence, au prix de quelques batailles pour leur rappeler d'enlever bottes et chaussures dans la maison... Bâtons et brins d'herbe envahissent les chambres, l'eau du bain est colorée le soir, et je compte incessamment "sacrifier" une tenue pour chacun au jardin, une fois pour toutes.

Hier nous étions en journée de secteur à Chateaulin. Grande bâtisse, une quarantaine de couples de tous âges, des moments partagés, un DSA au soleil, et les enfants gentiment pris en charge par des grandes filles, une chouette parenthèse ! Les parents ont apprécié, et les enfants sont rentrés ravis des activités, des copains, des "grandes filles"...
Prems lui était absent, en sortie louveteaux. Une sortie qui a enchaîné les ratés...mais il est rentré ravi tout de même ! 

La semaine reprend sous le soleil, monsieur Chéri prépare son changement de boulot, la maison surnage, et ma résolution de cette semaine : me coucher tôt ! 
Fatigue accumulée, sorties et réunions, le physique est limite, les signaux sont au rouge, va falloir faire baisser la pression... 

Posté par picokoa à 08:42 - papotages - Commentaires [0]
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